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Rainbow Islands 1990 Océan
 

 

On a pu lire partour que c'était la suite de Bubble Bobble. Soit, mais en y jouant c'est un jeu entièrement nouveau qu'on découvre, désormais on a un scrolling et c'en est fini des bulles, place aux arcs-en-ciel. Graphismes enfantins et très bonne jouabilité en font en jeu très amusant. Sur la page d'accueil, vous voyez credits=0. Appuyez sur la touche 3 pour en rajouter et action pour démarrer le jeu.

TEST PARU DANS JOYSTICK n°2 (Février 1990) :

 

La suite de Bubble Bobble, proche de la perfection absolue. C'est signé Andrew Braybrook et c'est Océan qui le diffuse.

Voilà, voilà, fin de l'aventure. Un très bref résumé pour ceux qui ont raté le début: Rainbow Islands devait sortir chez Firebird, une filiale de British Telecom. Le délai prévu pour la commercialisation ayant été dépassé, Taito (le propriétaire des droits) a refusé la sortie en arguant d'une rupture de contrat. Pendant ce temps, Firebird a été racheté par MicroProse. Mais Taito a préféré vendre ses droits à Ocean. Qui s'est retrouvé devant un dilemme: soit tout reprogrammer depuis le départ, soit racheter à MicroProse le programme, quasiment terminé, écrit par Andrew Braybrook. c'est cette dernière solution qui a été retenue, et c'est tant mieux, parce que Braybrook est vraiment un programmeur exceptionnel.

C'est d'une violence!

Rainbow Islands est la suite de Bubble Bobble. En fait, le seul point commun entre les deux, c'est la taille des personnages et des ennemis. Les deux petits dinosaures de Bubble Bobble sont devenus un seul petit bonhomme humain dans Rainbow Islands, le principe des tableaux statiques a disparu... Mais alors, en quoi est-ce la suite? Eh bien, c'est exactement le même principe de jeu: vous tirez des machins (des bulles dans Bubble Bobble, des arcs-en-ciel dans Rainbow Islands) qui permettent de détruire des ennemis, d'une part, et de sauter dessus pour aller un peu plus haut d'autre part.

 

Sur la deuxième île, les choses se corsent.

Au lieu des tableaux figés, on a ici des tableaux qui s'étalent sur plusieurs écrans en hauteur. Il y a huit tableaux par île et sept îles à parcourir au total. Chaque île comporte un thème : l'île des monstres, des jouets, de la baston, des insectes... Il y en a même une qui est consacrée à Arkanoïd, avec des plateformes en forme de briques et des monstres tout droit échappés de ce jeu. A la fin de chaque île, un monstre géant vient essayer de vous détruire. Chaque ennemi détruit se transforme en quelque chose (un fruit, une potion, un collier, un nounours, un petit Frankenstein, un diamant...) qui vous donne éventuellement des pouvoirs: capacité à tirer des arcs-en-ciel doubles, voire triples, accélération du personnage et du rythme de tir des arcs-en-ciel.

 

Le boss de la première île.

On doit noter que des calculs statistiques (pardon: de l'Intelligence Artificielle) permettent au jeu de s'adapter au joueur: meilleur vous êtes, plus agressifs seront les monstres et plus difficiles seront les différents niveaux. Inversement, bien sûr, si vous êtes vraiment nul, le jeu sera beaucoup plus simple. Mais si vous êtes vraiment très très mauvais, au bout d'un moment, un raz-de-marée vient vous engloutir lentement. Ce qui est important par dessus tout, et ce qui avait déjà fait le succès de Bubble Bobble, c'est la maniabilité. La facilité avec laquelle le personnage se déplace est sidérante. C'est simple, notre seul regret est l'impossibilité de jouer à deux simultanément (c'est chacun son tour).

En résumé, c'est pour l'instant le meilleur programme de ce type. Même si vous n'aimez pas ça, vous ne pourrez pas rester insensible à la qualité de l'animation, au dessin et à la variété des monstres, parce que c'est géniaaaaaaaaal! Merde, j'ai craqué.


Le premier niveau de l'île des monstres.

TECHNIQUE
Que dire? L'animation est parfaite, tout bouge à l'écran, le personnage est d'une fluidité à faire pâlir l'hélium liquide, le graphisme est parfait, le son est approprié (c'est un beau compliment, ça, être approprié, Mademoiselle, vous êtes appropriée, Hop, emballée!). Pas de reproche. C'est proche de la perfection.

MEGASTAR JOYSTICK
97%
Graphisme
19
Son
19
Animation
19

 

 

 
 

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