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Turrican 2 1991-Rainbow Arts- 1-2-3-4-5-6-7-8-9-10-11-12-13-14-15-16-17-18-19-20-21-22-23
 


Oh, je vous vois venir avec votre jeu de mots à deux euros (!) : Turrican, tu ricanes, tu rigoles ou je ne sais quoi du même goût. Eh bien non je ne ris pas, Turrican c'est la tuerie! Les musiques du jeu sont très nombreuses (voyez en haut de cette page, il y en a encore plus que dans Lemmings!), merveilleusement adaptées par Jochen Hippel alias Mad Max, avec des batteries digitalisées (preuve qu'en bossant un peu on pouvait nous servir autre chose que du pur soundchip). Les graphismes du même accabit, avec des rasters en fond d'écran, les sprites très bien dessinés et colorés, la très bonne jouabilité (vous pouvez laissé appuyé sur le bouton action pour obtenir un tir continu et si en plus vous appuyez sur espace, vous détruirez tout à l'écran. Si vous appuyez sur espace sans le bouton action, vous lancez deux énormes lasers), l'animation plus que fluide (hmmm finalement je ne vois pas ce que ça peut être 'plus que fluide' mais bon, je l'ai dit, je l'ai dit!) et la grande longévité avec des niveaux variés (plateformes ou shoot'em up!) font, en plus d'une phrase trop longue, que Turrican 2 est une des disquettes qui a le plus cotoyé le lecteur de mon Atari. Ah, une astuce aussi : sur la page d'accueil du jeu (où vous voyez le logo ci-dessus), appuyez sur espace au lieu d'action et vous accèderez au sound menu avec la possibilité de jouer toutes les musiques du jeu.

 

TEST PARU DANS JOYSTICK n°13 (février 1991) :

La toupie à droite, c'est vous. Mais oui.

Turrican reprend du service avec la nouvelle mission que lui a confié Rainbow Arts.

Il y a quelques temps, vous vous êtes battu contre Morgul (c'est marrant ils s'appellent jamais José ou Raymond, les personnages! On a toujours des prénoms enguimauvés de ce genre d'exotisme de pacotille issu de l'imagination bon marché du cerveau atrophié des scénaristes de jeux vidéo et non je ne suis pas en train de régler une affaire personnelle ici mais ce serait tout de même plus drôle si Morgul s'était appelé Gérard Michu par exemple mais je m'égare, revenons à notre vieux Joystick), ce monstre à trois têtes dont chacune valait mille dollars (morte ou vive). Vous l'avez détruit, non sans mal, et votre victoire a fait le tours de l'univers. C'est pourquoi, lorsque Landorin (qu'est-ce-que je vous disais!) est attaqué par la Machine, les survivants vous appellent à l'aide, et c'est avec l'entrain et le courage qui vous caractérisent que vous vous lancez tête baissée dans cet endroit où sont concentrés les plus méchants mutants et robots meurtriers qui puissent exister (aux USA?).

Oui, c'est bien le même jeu! Le vaisseau à gauche, c'est encore vous. Un peu difficile ce niveau, ne vous laissez pas distraire par le superbe scrolling différentiel de fond.

A pied pour les quatre premiers mondes et dans un vaisseau spatial pour le dernier, votre loisir sera de détruire tout ce que vous pouvez détruire, tout en faisant très attention où vous mettez les pieds. Non content d'y avoir envoyé une horde de tueurs, la Machine, qui est l'ennemi en métal numéro un, a bourré le sol de la planète de pièges afin d'empêcher toute tentative de réussite de votre part. C'est pourquoi on espère que vous vous défoncerez cette fois-ci, vu que votre mission est particulièrement difficile.

Vous pourrez profiter des armes et des bonus largués par certains ennemis détruits, ainsi que par quelques rochers en tirant dessus. A vous de trouver tous les moyens de vous armer jusqu'aux dents, car les combats vont être rudes. Surtout le dernier, durant lequel vous affronterez La Machine elle-même. Jets d'yeux et explosions en tout genre à prévoir au menu.

Turrican est une brute, au lieu d'admirer le paysage en 34 couleurs, il tire dans le vide au cas où une colombe passerait.

TECHNIQUE
Construit à la façon du premier épisode, Turrican II a néanmoins, cela est courant dans les suites, quelques améliorations. Tout d'abord, les graphismes qui se sont affinés, et dont les couleurs diverses et nombreuses éclaboussent l'écran. L'animation est la même, le personnage se déplace vite et fait des bonds immenses en gardant en l'air une pose de danseuse. Les bruitages ont aussi été modifiés et quelques mots prononcés par un voix digitalisée pourront se faire entendre (eh,Monsieur le testeur de chez Joystick,faudrait peut-être réellement tester le jeu avant d'écrire des âneries, il n'y a PAS de voix digitalisées dans la version ST. Encore un qui a sans doute pondu son article en se basant sur la fiche technique fournie par l'éditeur et en oubliant de lancer le jeu). Le décor est animé par un scrolling multidirectionnel qui vous fera tant changer d'environnement que vous en perdrez le sens de l'orientation. Les stages sont vastes, difficiles et conséquents, ce qui vous permettra de jouer pendant un temps infini (au moins!) sans vous lasser. Vous avez donc devant les yeux le test sur ST d'un bon jeu d'arcade, que le testeur a jugé bon, voire pas mal (on admire la gradation inversée... heureusement qu'il s'est arrêté là sinon on aurait eu 'voire pourri' !). Certes, le scénario ne brille pas par son originalité, mais la qualité du produit est indéniable. Le testeur a donc aimé. Le testeur est votre ami, vous pouvez avoir confiance en lui.

Ka!

85%
Graphisme
17
Animation
16
Son
16
Maniabilité
15

 

TEST PARU DANS GEN 4 n°30 (février 1991) :

Mais Turrican n'est pas qu'une brute idiote, c'est aussi un sportif accompli : il sait nager!

Changer d'arme en un quart de seconde, manier le fusil dans tous les sens, sauter d'un endroit à l'autre de sa chambre en évitant les chaises, éviter les projectiles, rouler sous son lit... Jean est devenu un parfait combattant. Peut-être joue-t-il trop avec son ordinateur? En tout cas, il a insisté pour écrire le test de Turrican 2, histoire d'apprendre de nouvelles ruses de combat.

La suite des aventures de Turrican est arrivée et les choses n'ont pratiquement pas changé par rapport au premier (conclusion : Turrican s'appelle en fait Sisyphe!). Notre avis non plus d'ailleurs: il est toujours aussi bien (l'avis ou le jeu?). Le scénario est faible, comme dans tous les kill'em all: Morgul a encore pris possession d'une planète et c'est à vous de détruire ses forces.

Encore le coup de la colombe, c'est pire que les tennismen!

Turrican II est composé de huit niveaux. Chaque niveau est immense, du moins par rapport au I. Ils ne sont pas linéaires, c'est-à-dire qu'il faut se balader un peu partout avant de découvrir le bon chemin. Le tout avec un scrolling fluide et une animation plus que géniale. Il faut voir le robot courir, c'est réellement fabuleux. Le deuxième volet est égalment supérieur par ses nouvelles armes et sa nouvelle arme secrète à laquelle rien ne résiste. Turrican se transforme en arme et détruit tout ce qui se trouve à l'écran, et cela durant à peu près 10 secondes. De plus, mis à part les tirs classiques, il dispose d'une option en tir continu avec laquelle il arrose ses ennemis tout autour de lui. A partir du cinquième niveau, Turrican se transforme en vaisseau (plus simplement, il est sans doute monté à bord...) et c'est parti pour un shoot'em up qui d'ailleurs est très jouable (plus qu'avec le robot). Dans l'ensemble, Turrican II est un très bon jeu, bien construit et je ne saurais que trop vous le recommander (surtout sur ST).

GEN D'OR
Intérêt : 94%
Graphisme
91%
Animation
94%
Son
94%
Jouabilité
70%

 

 

 
 

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